Le Conseil de presse n’a pas débouté Robin Philpot !!

2008/01/22 | Par Robin Philpot

La Presse a intitulé son article sur une décision du Conseil de presse: « Robin Philpot débouté par le Conseil de presse » (22 janvier 2008). Comment peut-on être débouté par le Conseil de presse sans jamais avoir porté plainte ?

Pourquoi La Presse a-t-elle choisi ce titre? Est-ce parce que j’ai choisi de répondre à ses attaques non pas par des plaintes ou des poursuites mais plutôt par un autre livre visant à fournir aux personnes intéressées encore plus d’éclairage à cette grande tragédie du 20e siècle.

En fait, la plainte dont il est question a été déposée par Bernard Desgagné, comme le précise l’article qui suit, contredisant ainsi le titre. Bernard Desgagné, que je ne connaissais pas, est un citoyen qui a bien étudié la question du Rwanda et qui s’est senti lésé par le traitement fait par Mme Julie Miville-Dechêne et Radio-Canada en mars 2007.

Mais l’article non signé de La Presse induit en erreur non seulement par son titre. Avant de citer la décision du Conseil de presse, le journaliste cite la responsable de Radio-Canada qui reprend une partie du dossier argumentaire présenté au Conseil de presse à la défense de Mme Miville-Dechêne.

Curieux que, dans un souci d’équité, le journaliste non identifié n’ait pas daigné citer le plaignant Bernard Desgagné dont la documentation et l’argumentaire était rigoureusement établis.

Le court article se termine avec une petite citation de la décision. Or, avec le titre qui me visait personnellement, on aurait pu s’attendre à ce que le journaliste cite l’extrait qui me concerne, et qui concerne tout autant La Presse, car c’est un titre de La Presse du 8 mars 2007 qui a déclenché toute l’affaire.

Le Conseil de presse : « Après avoir fait lecture des chapitres correspondants [du livre Ça ne s’est pas passé comme ça à Kigali], on constate que, si M. Philpot préfère parler de catastrophe ou de tragédie dans son ouvrage plutôt que de génocide, c'est parce qu'il doute que les thèses officielles reflètent parfaitement la réalité et non parce qu'il nie les crimes commis. »

Bref, le Conseil de presse lit le livre publié en 2003 ainsi qu’une documentation considérable, grâce notamment à Bernard Desgagné et il étudie la question à tête reposée. Ensuite, il conclut je choisis d’utiliser d’autres termes pour décrire le génocide au Rwanda par souci de refléter toute la réalité, que les thèses officielles tendent à occulter, et non pas pour nier quel que crime que ce soit.

N’est-ce pas une conclusion accablante du Conseil de presse pour le journal La Presse dont la manchette du 8 mars 2007 se lisait comme suit : « UN CANDIDAT DU PQ NIE LE GÉNOCIDE RWANDAIS : Robin Philpot ne croit pas que 800 000 Tutsis ont été tués en 1994 »?

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