Le gaz de shale sème l’inquiétude au Québec

2010/09/24 | Par Philippe Giroul

Depuis quelques semaines, le gaz de schiste (shale) fait carburer les médias. Une découverte soudaine. Une sorte d’urgence, on doit exploiter au plus vite cette ressource nouvelle (SIC) !

Tiens-toi, v’la une grue pour un puits de gaz dans ta cour. Ferme ta gueule, c’est pour ton bien, c’est pour ton économie, c’est pour ton emploi et celui de ton jeune, c’est la manne mon frère, c’est presque un cadeau de dieu lui-même. Un cadeau divin offert aux hommes de bonne volonté qui ont le portefeuille aussi épais que la foi envers le dieu dollar.

Extrait de Serge CHARBONNEAU
http://www.vigile.net/Gaz-de-schiste,30206

Parmi les dizaines, voire les centaines de lettres, articles, nouvelles qui se sont bousculées ces dernières semaines / mois, j’ai retenu plusieurs titres révélateurs pour en faire une synthèse qui me semble significative sur l’acceptation sociale de ce dossier.

Pigés sur les sites Ameriquébec, Gaïapresse, L’aut’journal, Météopolitique, Pressegauche, RueFontenac, Vigile,… les titres sont révélateurs de la pensée des auteurs qui suivent de près ce dossier.



La grogne s’installe au Québec contre les exploiteurs !
La colère fuse dans les chaumières !
Les explosions souterraines réveillent le peuple

Madame Bolduc, Messieurs Caillé, Junex, Talisman, Questerre et Cie, si vous êtes pour le développement durable, allez-vous demander, réclamer, exiger du gouvernement de décréter un moratoire sur vos activités… jusqu’à la refonte en profondeur de la loi des mines pour le bénéfice de tous les citoyens et des générations futures ?

À Bécancour, la réponse de M. Caillé fut évidemment NON en prétextant de façon subtilement démagogique à la manière du gouvernement actuel:

  • le développement des emplois ( 35 actuellement ou jusqu’à 7500 dans un avenir incertain et l’on ne sait trop où) :

  • le risque de se faire acheter par des étrangers; 

  • la création de la richesse (au profit de qui?), peu importe les impacts environnementaux et sociaux.

Au diable le principe de précaution à la base même du développement durable.

Faut-il faire confiance au président de l’APGQ qui a un lourd passé économique quand il a refilé à tous les québécois une dette de 150 millions par an pour du gaz albertains non utilisé à Bécancour)

La réponse est un grand NON.

Vivement un moratoire pour permettre aux gouvernements (fédéral, provincial, municipal) et au public de s’instruire adéquatement sans précipitation et décider démocratiquement de l’avenir énergétique du Québec.

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