Pour votre sécurité, ne votez ni CAQ ni surtout libéral!

2012/08/21 | Par Pierre Jasmin

L’auteur est vice-président des Artistes pour la Paix

Le PARTI LIBÉRAL du Québec a semblé désuni sur la question nucléaire : si d’une part, il est rassurant que la plus ardente championne de cette énergie, Nathalie Normandeau, ne soit plus là et que le ministre de l’Environnement, Pierre Arcand, ait déclaré en février qu’il valait mieux pour la sécurité environnementale et économique des Québécois ne pas poursuivre l’aventure nucléaire, par contre, son chef Jean Charest l’a contredit depuis, en déclarant vouloir investir dans le dangereux projet de réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2.

D’autre part, le parti libéral appuie unanimement le plan Nord qui prévoit l’exploitation minière d’uranium dans les monts Otish (Mattoush) contre la volonté Crie réclamant comme nous un moratoire pan-québécois sur la question.

En outre, le chef libéral a pris la décision irresponsable d’investir en Beauce 58 millions de $ dans l’amiante, produit cancérigène contre lequel tous les pays du monde légifèrent tour à tour.

Mentionnons en outre leur irresponsable technique de fracturation du schiste, tant pour les gaz que pour le pétrole (Anticosti). Pour les Artistes pour la Paix, voici cinq raisons vitales pour donner une consigne ferme à tous leurs membres de NE PAS VOTER LIBÉRAL, peu importe la circonscription dans laquelle ils vivent.

Sur ces questions, LE PARTI VERT, QUÉBEC SOLIDAIRE ET OPTION NATIONALE présentent des choix sûrs. Si, sur l’amiante, la CAQ a fait un choix courageux, il n’en est pas de même pour le nucléaire où François Legault favorise hélas tant son exploitation minière que le maintien en activité de sa seule centrale, malgré les risques sismiques non négligeables, selon le rapport UHS 2011 préparé par une sismologue reconnue, la  Dr Gail Marie Atkinson, professeure à l’University of Western Ontario (disponible à la Commission canadienne de sûreté nucléaire).

À l’inverse, au PARTI QUÉBÉCOIS, madame Marois a pris le 21 mars 2011 une ferme position contre le nucléaire. On espère toutefois que la commission qui se pencherait à sa demande sur l’amiante tiendra compte de sa dangerosité exposée par le docteur Réjean Hébert, futur (?) ministre péquiste de la Santé.  

Rappelons que les trois milliards prévus par Hydro-Québec pour la réfection de Gentilly-2 (prix minimal irréaliste qui a néanmoins doublé en quatre ans) pourraient être réorientés en partie vers l’éducation, favorisant ainsi la paix sociale menacée non pas par les étudiants, comme les médias cherchent à nous le faire croire, mais par l’intransigeance antidémocratique du parti libéral au pouvoir, imitée par la CAQ.

Rappelons enfin que la pollution nucléaire n’a pas de frontières, comme l’ont hélas illustré les désastres des centrales civiles de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011) et des essais atomiques militaires : de plus, l’uranium québécois exporté exposerait le pays à des milliards de $ en poursuites, en cas d’explosion de bombe nucléaire étatique ou terroriste, quoique la nuance entre les deux nous échapperait alors. C’est important de rappeler cet opprobre qui s’abattrait sur le coupable au moment où le gouvernement conservateur israélien se désole de l’avance d’Obama contre Romney dans les sondages, au point d’envisager une attaque contre l’Iran avant les élections américaines.

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