TVA : Un jupon qui dépasse

2012/08/30 | Par Michel Rioux

Depuis quelque temps, il me semblait que le jupon dépassait dans le cas de monsieur Félix Séguin, reporter à sensations chez TVA.

Sa couverture des manifestations étudiantes me sont constamment apparues comme un exemple parfait d’une recherche de sensationnalisme, là où il n’y avait pas de quoi fouetter un chat, même de ruelle.

Par exemple quand il a voulu nous faire croire, lors d’une récente manifestation étudiante, qu’il risquait d’être noyé par des jets de bière, selon ses allégations, alors que nous n’avons même pas eu droit à un gros plan de son veston mouillé.

Le ton sentencieux, l’œil pénétrant, on pouvait deviner que le mandat du monsieur était de s’assurer qu’on ait peur dans les chaumières québécoises, en particulier celles habitées par des personnes plus fragiles et davantage sensibles aux images où l’on se bouscule quelque peu.

Ce qui s‘accorde fort bien avec la componction d’un autre monsieur de TVA, Bruneau celui-là.

Je ne m’étais pas trompé sur le Séguin en question.

Je viens de voir le montage qu’il a fait de l’intervention de Jean-François Lisée à l’assemblée de la Chambre de commerce de l’Est de Montré.al. Un petit bijou de mauvaise foi.

Lisée, à qui on accorde quelque 5 secondes, y est présenté comme une espèce de matamore mal élevé. Un matamore qui, après la réplique de François Legault, baisse la tête et se rassoit sous les opprobres de la foule. Quelqu’un m’avait dit : Lisée s’est fait ramasser par Legault.

Heureusement, j’avais eu la chance de visionner le tout sur Internet et de voir l’entrevue accordée à Paul Larocque sur LCN, quelques minutes auparavant.

Larocque est un vieux pro, contrairement au monsieur Séguin, même s’il a tenté, à son corps défendant, de « jouer la game » de TVA. Et on a bien compris, dans l’entrevue, qui a été mis mal à l’aise dans cette intervention de Lisée. Ce fut Legault.

Ceci pour dire que pour des raisons qui semblent opposées, à la fois La Presse de Power, Québécor de Pierre-Karl et, trop souvent, Radio-Canada, n’arrivent plus à cacher ce jupon qui dépasse avec de moins en moins de retenue.

Charest étant apparu comme de la viande avariée, on pousse celui qui a le plus de chances de bloquer le PQ. Anybody but, disent les Anglais.

Et si QS, sans le dire ouvertement, souhaitait la même chose ?

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