L’éducation en région, au sommet de nos priorités

2012/11/22 | Par L’aut’journal 

Rimouski, le 20 novembre 2012 – Le Comité de coordination syndicale du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Rimouski (SEECR) travaille sans relâche depuis plusieurs années afin de sensibiliser la population de la région à la situation précaire de plusieurs de nos institutions d’enseignement collégial et à l’urgence d’apporter des correctifs au fonctionnement du réseau des cégeps.

Afin de poursuivre ce travail de sensibilisation et surtout de créer une vaste mobilisation citoyenne en préparation du Sommet sur l’enseignement supérieur annoncé par le gouvernement du Québec, le SEECR organise une grande assemblée publique le jeudi 29 novembre à 19 h 30, à la salle Georges-Beaulieu du Cégep de Rimouski.

Pour le coordonnateur du SEECR, Alain Dion : « Cette assemblée publique s’inscrit dans une démarche de mobilisation des gens de la région afin de défendre l’accessibilité au réseau collégial. Le prochain Sommet sur l’enseignement supérieur annoncé par le gouvernement du Québec offrira une excellente tribune pour présenter et débattre de solutions qui favoriseraient le maintien d’un réseau collégial dynamique et accessible sur l’ensemble du territoire québécois.

Le processus de consultation du sommet est varié et nous comptons bien profiter de ces multiples tribunes pour présenter nos positions et nous assurer que les cégeps en région y trouveront leurs places. »


Des voix multiples, des constats intéressants

Le SEECR a invité quatre panellistes venant de différents horizons pour animer les échanges lors de cette assemblée publique :

M. Gérard Beaudet, urbaniste émérite et professeur titulaire à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal, montrera que le projet éducatif et que le projet aménagiste ont présenté, dans les années 1960, une parenté forte, notamment par la dimension collective de ces deux chantiers de la Révolution tranquille.

Il entend également signaler l’importance, pour les collectivités locales et régionales, de la mise en place de nouveaux équipements scolaires. Il abordera aussi la place que peut avoir aujourd’hui l’éducation dans un projet de territoire, si tant est que le Québec en ait un.

Mme Virginie Proulx, étudiante au doctorat en développement régional à l’Université du Québec à Rimouski, soulignera comment la qualité de vie, la culture et l’éducation figurent parmi les éléments les plus importants dans le choix d’établissement des nouveaux arrivants et des migrants de retour.

Rimouski attire de plus en plus de jeunes familles qui viennent s’y établir. Ces dernières proviennent, de surcroit, de la grande région de Montréal et de celle de Québec. À travers sa présentation, il sera question de résultats provenant de trois études différentes dont les conclusions se recoupent et rappellent l’importance de la culture et de l’éducation pour l’ensemble du territoire québécois.

M. Luc Méthot, enseignant au Cégep de Gaspé, présentera les démarches entreprises par le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé (SPECGIG) il y a près de deux ans, dans le cadre de l’opération sauvetage.

M. Méthot portera une attention particulière aux solutions mises de l’avant afin de renverser la tendance démographique et d’assurer le maintien de programmes d’études en baisse d’effectif scolaire.

M. Gaëtan Ruest, maire de la ville d’Amqui, rappellera qu’il y a maintenant 15 ans, le milieu matapédien se mobilisait afin d’obtenir un centre d’études collégiales. Aujourd’hui, ce centre d’études est pleinement intégré à la vie et au développement de la communauté matapédienne.

Malheureusement la baisse démographique et la compétition entre les établissements mnd’enseignement collégial viennent priver la région de retombées économiques et sociales importantes.

Pour M. Ruest, il faut donc s’assurer de mettre en place une stratégie nationale qui npermet de développer des créneaux exclusifs permettant à des collèges ou à des centres d’études de se démarquer dans des champs spécifiques.

« Le cégep est souvent le niveau d’enseignement supérieur le plus élevé dans certaines régions et il faut tout mettre en oeuvre afin d’assurer la pérennité du réseau collégial. Depuis plus de quarante ans, le Cégep de Rimouski, comme chacune des institutions d’enseignement collégial, contribue au développement social, économique, technologique et culturel de sa région et participe à l’occupation dynamique du territoire.

« Le Sommet sur l’enseignement supérieur doit donc se pencher expressément sur la réalité des cégeps en région. L’assemblée publique que nous organisons le 29 novembre a pour objectif de mettre en lumière les pistes de solutions que proposent la FEC-CSQ et le SEECR afin de soutenir nos cégeps en région », de conclure le coordonnateur du SEECR.

Ayant pour but d’étudier, de sauvegarder et de promouvoir les intérêts professionnels, sociaux, économiques et politiques de ses membres et des travailleuses et travailleurs en général, le SEECR est un intervenant de premier plan sur la scène sociopolitique régionale.

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