Projet de loi 14 : boycott des médias francophones

2013/03/26 | Par Pierre Dubuc

Quelle ne fut pas notre surprise de constater, le 20 mars dernier, l’absence de médias francophones, lors de la présentation du mémoire du SPQ Libre à la commission parlementaire chargée d’étudier le projet de loi 14, modifiant la Charte de la langue française.

Pourtant, il n’y avait ni tempête de neige, ni tremblement de terre.

Renseignements pris, il ne s’agissait pas d’un fait exceptionnel. Jour après jour, le constat est le même. La presse francophone est absente. On peut donc parler d’un boycott.

D’autant plus que la presse anglophone est présente. Les anglos, eux, veillent à leurs intérêts.

CTV et The Gazette ont relaté la présentation du SPQ Libre et le reportage publié dans The Gazette rendait justice au mémoire et aux interventions devant la commission.

Deux hypothèses pour expliquer cette absence de la presse francophone.

Première hypothèse. Il ne s’y fait plus de journalisme traditionnel, ce journalisme qui consiste à couvrir un événement pour informer les lecteurs. Le commentaire, la chronique d’humeur, l’éditorial ont pris toute la place.

Deuxième hypothèse. La langue est un sujet trop explosif. Pour couvrir le pastagate et souligner à gros traits les dérives de l’Office de la langue, on est partant! Mais, rapporter les propos de Charles Castonguay sur le non-sens des villes à statut bilingue risquerait d’enflammer les esprits!

En fait, les deux hypothèses sont justes. Elles visent le même objectif : garder les gens dans l’ignorance. Mais, on aura beau tenir le couvert à deux mains, rien n’empêchera la marmite de continuer à bouillir.

Pour visionner la présentation du SPQ Libre en commission parlementaire, cliquez ici.

Nous attirons particulièrement votre attention sur deux moments forts de la présentation :

1. La critique du concept de ville à statut bilingue par Charles Castonguay




2. La réponse de Charles Castonguay à la question de la députée caquiste Nathalie Roy qui demandait aux représentants du SPQ Libre de commenter la déclaration de représentants des cantons de l’est à l’effet que la moitié des anglophones déménageraient si le projet de loi 14 était adoptée.




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