Le Bloc Québécois ne signera pas de chèque en blanc

2014/10/08 | Par Bloc Québécois

« Nous ne pouvons tourner le dos aux violations massives des droits de la personne. La nation québécoise, le Canada et l’ensemble de la communauté internationale ont la responsabilité et le devoir de protéger les populations subissant des actes barbares et des crimes humanitaires. Cependant, une intervention humanitaire doit constituer la base à partir de laquelle le Québec et le Canada répondent à leur devoir de solidarité humaine et internationale. C’est uniquement sur cette base que serait légitimée l’utilisation de la force », a d’abord déclaré Louis Plamondon, doyen de la Chambre des communes.

Pour le Bloc Québécois, à l’instar du Secrétaire général de l’ONU, il faut s’attaquer aux causes sous-jacentes qui ont donné naissance à cette crise et qui ont favorisé l’essor des groupes radicaux. « La motion proposée par le gouvernement conservateur met de l’avant une logique unidimensionnelle qui préconise des frappes aériennes dans laquelle l’aide humanitaire d’urgence joue un rôle compensatoire. Il s’agit d’une crise humanitaire que vivent les populations de cette région. Nous avons le devoir d’y répondre en considérant la multiplicité des causes politiques, sociales, économiques et culturelles », a ajouté le chef du Bloc Québécois, Mario Beaulieu.

Cependant, la motion que tentent de faire adopter les conservateurs exige la confiance aveugle de la Chambre pour mettre de l’avant une logique militaire unidimensionnelle qui demeure floue quant à l’objectif de la mission et son évaluation. « Ce gouvernement a souvent démontré qu’il ne mérite pas la confiance des Québécoises et des Québécois. Nous ne signerons pas le chèque en blanc que Stephen Harper exige. D’ailleurs, il est inacceptable que les conservateurs instrumentalisent une résolution de l’ONU afin de légitimer des frappes aériennes alors que cette résolution ne fait aucunement mention de la nécessité d’une intervention militaire », a conclu Claude Patry, député de Jonquière-Alma.


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