La psychologie du grand homme politique de Mathieu Bock-Côté

2014/12/19 | Par Caroline Sarah St-Laurent

Je m’amuse souvent à balancer deux boutades sur la modestie. La première, que la modestie est la vertu de ceux qui n’en ont pas d’autres. La deuxième, que les gens modestes ont normalement d’excellentes raisons de l’être. – Mathieu Bock-Côté, «La modestie peut tuer», 24H, 22 juin 20111.

Au tournant du XXIe siècle, la presse quotidienne doit faire face aux médias sociaux. Une information présente en surabondance, le plus souvent sous forme d’opinions, remet en cause l’essence même du travail journalistique, y compris le journalisme d’enquête. Quebecor2 exige d’importantes concessions à ses employés du Journal de Montréal en 2008-2009. La direction remporte le conflit après deux ans de lock-out. Le nouveau modèle d’entreprise repose sur l’embauche de chroniqueurs-vedettes auxquels se joint Mathieu Bock-Côté (MBC) en février 2012.

Disserter sur les grands hommes est un des sujets de prédilection, l’apostolat peut-être, de ce sociologue conservateur. La candidature de Pierre Karl Péladeau à la chefferie du Parti québécois se trouve au centre de ses plus récents billets. J’attire cependant votre attention sur un texte-fleuve, d’une quinzaine de pages, publié sur son blogue du Journal le 5 août 2012 et intitulé: «Psychologie du grand homme politique: réflexions dispersées sur l’homme politique3». Je vous invite à considérer tous ces papiers réunis en un recueil (Exercices politiques) paru l’année dernière chez VLB éditeur, une société de Québecor Média. Ils permettent d’éclairer les ressorts, la théorie du pouvoir et de la domination, du jeune intellectuel qui se réclame de Raymond Aron.

Je choisis de soumettre l’article du 5 août 2012 à une analyse de contenu. Cette technique de recherche offre de nombreux avantages: approfondissement de la symbolique, possibilités d’études comparatives et évolutives et richesse d’interprétation4. Je procède à la critique externe et interne du document afin de l’évaluer.


Présentation du contexte et des conditions de production de l’article

En 2011, le Québec a eu ses Indignés. Il ne s’est pas encore remis de la contestation étudiante du «Printemps érable» en août 2012 que Jean Charest le plonge en élections. Le premier ministre sortant s’érige en défenseur de la loi et de l’ordre alors que le mouvement Occupy et la CLASSE sont philosophiquement allergiques à la verticalité inévitable du pouvoir. Sondages à l’appui, la «majorité silencieuse» semble donner raison au gouvernement. Refusant de s’inscrire sous une autorité quelconque et de définir une ligne politique, la gauche radicale, altermondialiste, s’enlise dans des querelles de procédures. Elle rejette les médiations, car elle a la passion de l’égalité. Le sociologue Joseph Yvon Thériault, en exégète de Tocqueville, avance qu’elle aime trop la démocratie5. Gardons-nous de déterminer un vainqueur. Le sort joue parfois aux poupées russes:

On ne peut toutefois analyser la signification d’un mouvement social à partir de ses effets sur la conjoncture immédiate. Il est trop tôt, ai-je dit plus haut, pour saisir s’il s’est passé quelque chose au Québec au printemps dernier. Rappelons-nous mai 68. À court terme cela eut comme effet de renforcer la droite française et de favoriser la réélection du général de Gaulle. À long terme, cela eut un formidable impact sur l’imaginaire et la pratique des démocraties occidentales6.

Mathieu Bock-Côté naît à Lorraine, une banlieue favorisée de la rive nord de Montréal, en 1980. Il reçoit ses premiers «fragments d’éducation conservatrice7» dans le giron familial. Son père, issu de la «petite bourgeoisie nationaliste8», enseigne toute sa carrière l’histoire du Québec et celle de la civilisation occidentale au Collège de Rosemont. Sa mère vient plutôt de «la vieille souche paysanne québécoise9». Elle serait une «sainte femme10» à en croire le fils. De quoi réconforter un gamin quand l’imaginaire collectif, empreint de morale chrétienne, fait le départ entre madone et putain…

Le jeune homme idéaliste complète sa formation au département le plus revendicateur, de la faculté la plus turbulente, de l’université la plus malmenée en province. Et comme le verbomoteur porte son conservatisme à la boutonnière, des graffitis témoignant de son passage ornent bientôt les murs de l’institution. Nul doute qu’il connaît un temps la marginalité. Il est de cette minorité de sociologues uqamiens préférant avoir raison avec Aron que tord avec Sartre.

Le «phénomène Bock-Côté» grandit au cours des années 2000. Bachelier en philosophie et docteur en sociologie, Mathieu Bock-Côté est chargé de cours à HEC Montréal. Il a enseigné à l’Université du Québec à Montréal, à l’Université de Montréal et à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke. Il est l’auteur d’Exercices politiques (VLB, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012), de La dénationalisation tranquille: mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire (Boréal, 2007) et La cité identitaire (Athéna, 2007) en plus de nombreux chapitres de livres et articles scientifiques. Ses travaux portent sur la démocratie, le multiculturalisme, les idéologies politiques et la culture politique québécoise. Il est ou fut par ailleurs chroniqueur au Journal de Montréal, au FigaroVox, au24h, à Échos Montréal, à Dumont, à la radio de Radio-Canada, à Radio Ville-Marie, au FM98 et à CHOI. Il collabore régulièrement à la revue L’Action nationale11.

Mathieu Bock-Côté dénonce d’un trait la «peopolisation de la monarchie12». Il oublie vite que sa conjointe, animatrice, conceptrice et productrice, est une star du petit écran, une habituée des tapis rouges. Il est d’ailleurs son «fan no 113». Qui sait si ce couple du Plateau fondera à son tour une dynastie médiatique transnationale? Pour l’heure, Karima Brikh lui ouvre à domicile une fenêtre sur le monde arabo-musulman14 que MBC, en ami d’Israël, a préféré «charte-des-valeuriser».

Le Journal de Montréal représente une immense tribune. Le tabloïd tire à plus de 300 000 exemplaires. La concentration de la propriété de la presse et la convergence des médias accroissent considérablement la diffusion de ses contenus.La Presse de Gesca, une filiale de Power Corporation, est son principal concurrent. Le blogue permet à Mathieu Bock-Côté de développer à loisir ses thèses et à un vaste public de les lire gratuitement. Les commentaires sont admis après modération.


Analyse et critique de sa psychologie du grand homme politique

  1. Prélèvement quantitatif

Le texte à l’étude s’intéresse à un animal politique «singulier», «exceptionnel», «providentiel» et «prophétique», le genre à disposer de qualités hors du commun, une posture aristocratique au sens fort du terme: celui de l’élévation morale. Mathieu Bock-Côté suscite un état de «grâce» en employant le verbe «savoir» six phrases d’affilée dès le premier paragraphe. Il concède beaucoup plus tard que le meilleur des chefs puisse jouir des attraits du pouvoir: femme, argent et statut social. «Le grand homme est aussi un homme» à l’exercice du commandement.

À ce «Secret d’histoire15», Mathieu Bock-Côté nous ouvre les portes de son panthéon. Charles de Gaulle est très facilement «élu» premier d’entre les grands (Tableau 1). Une citation du général, de source non identifiée (il s’agit en fait du Fil de l’épée16), coiffe le texte. Les personnalités illustres apparaissent surtout en début d’article. L’origine de ces augustes maîtres à penser donne le ton: six hommes, une femme, figures occidentales marquantes du XXe siècle et situées essentiellement à droite de l’hémicycle. Seule Margaret Thatcher est désignée par son sexe, «Madame» Thatcher, ce qui n’est pas sans rappeler le caractère insolite de la Schtroumpfette dans le monde merveilleux des petits lutins bleus…


Mathieu Bock-Côté a visité et revisité certains classiques du genre au fil des ans. Les 23 œuvres recensées nous permettent de cartographier jusqu’à son rapport au monde (Tableau 2). Une conception du grand homme politique nourrie au sein d’une civilisation occidentale, d’une époque contemporaine et d’une culture française: «[J’]en reviens toujours à de Gaulle. Pourquoi toujours de Gaulle? Par sympathie pour la France? Peut-être. Mais surtout parce qu’il représente le dernier grand homme politique occidental.17»

Il marque sa préférence pour le génie français. Viennent ensuite des productions québécoises, britanniques, américaines et, peut-être, israéliennes. Rien ne subsiste de ce qui grouille, grenouille et scribouille à l’extérieur. Maîtrise-t-il d’autres idiomes que ceux de Molière et de Shakespeare?

D’Aristote à Éric Zemmour en passant par Alexis de Tocqueville, sa prose met en scène les canons de l’élitisme, du libéral-conservatisme et possiblement de la réaction. Pour paraphraser Jacques Julliard, que sont les grands hommes de gauche et de couleur devenus? Le sage ose penser contre soi-même. Trêve de modestie! MBC suggère d’abord des biographies. Essais, romans et films historico-patriotiques s’enchaînent. Il expose finalement des théories politiques aux «hommes» à qui il s’adresse. Nous sommes devant un esprit brillant et sûr de lui: «[J]e préfère les grands égos aux petits égaux18».

Le sociologue militant, frondeur, s’enorgueillit de pratiquer l’art de la conversation. S’il néglige seulement d’y convier les personnalités du camp adverse ainsi que leurs œuvres, leurs excès présumés sont portés continuellement à notre attention. Le chroniqueur-vedette juge sévèrement: le monde moderne, la pensée gestionnaire, la démocratie immodérée, le libéralisme philosophique, les sondages, l’histoire sociale, la psychologie d’aujourd’hui, le repli dans l’intimité et même la célébrité! Nombre de ces manifestations modernes permettent au peuple d’avoir enfin une voix. Si l’histoire militaire, par exemple, remonte à Thucydide (-460 à -395 avant Jésus-Christ), le peuple ne devient un héros qu’avec Jules Michelet (1798-1874)19. Hier encore, il n’y en avait que pour la légitimation des têtes couronnées. D’où l’injonction suivante: du pain et des jeux à la plèbe, mais rendez à César et à Dieu ce qui leur appartient.

Rien pour attendrir un lectorat plus progressiste et féminin? Pas nécessairement. MBC se définit comme un «pessimiste joyeux». Sa défense passionnée du «monde commun» contraste avec les libertariens qui occupent, polluent diront certains, les ondes radiophoniques de Québec. Intellectuel frais émoulu de l’université, issu de la petite bourgeoisie, il chante le dépassement de soi. Il y affecte un trésor de style. Il use de la galanterie à la manière de son ancien directeur de thèse, Jacques Beauchemin. Les sentiments se bousculent à la lecture: admiration, tension, pression, passion, volonté, gloire, etc. Il se porte ailleurs au chevet des librairies de quartier. «Le héros romantique est un être qui a conscience d’être né trop tard dans un monde trop vieux20», appris-je naguère au Cégep. Louis Cornellier, chroniqueur d’essais québécois auDevoir, est subjugué par ce «conservateur… de gauche»!21


  1. Prélèvement qualitatif

Mathieu Bock-Côté est un des essayistes les plus influents de sa génération. Il joint la passion de la gloire à celle de l’égalité. Il estime en introduction que toucher aux grands hommes, lire leurs biographies, donne une compréhension supérieure de la cité. Dans la première partie, il mesure combien la modernité appauvrit, désenchante, notre monde: «La fierté est probablement ce qui reste de la grandeur22». En deuxième partie, nos sociétés, la gauche en particulier, cèdent aux sirènes de la démocratie radicale. Si l’on veut réellement se déprendre de l’illusion gestionnaire, MBC assure, en dernière partie, que la démocratie doit «s’ouvrir [aux grands hommes] lorsqu’elle les rencontre23». Pareil chef est un mélange de nature («comme appelé par les dieux24») et de culture: histoire pour la durée, littérature pour les passions et philosophie pour le sens. En conclusion, le grand homme permet au peuple d’avoir conscience de sa liberté.

L’homo grandis fascine sous toutes ses coutures. L’intérêt pour l’acteur social ne se dément pas. Réécrire l’histoire par la fiction uchronique, par exemple, redonne du poids à l’événement. Seulement, MBC s’inquiète de la place prise dans nos vies par les processus rationnels-bureaucratiques, les fameuses «vraies affaires» des libéraux.

Je n’arrive toujours pas à m’expliquer pourquoi Mathieu Bock-Côté ne fait jamais ouvertement référence au concept de charisme et à son théoricien incontournable: Max Weber. Son grand homme politique exerce une domination charismatique au sens «d’une qualité en raison de laquelle un personnage est considéré comme doté de forces et de qualités surnaturelles ou surhumaines, ou au moins spécifiquement extra-quotidiennes qui ne sont pas accessibles à tous, ou comme envoyé par Dieu, ou comme exemplaires, et qui pour cette raison est considéré comme ‘‘chef’’25». On n’engraisse pas les cochons à l’eau claire. «Les débats, dans les sciences sociales aujourd’hui, sur le concept de charisme ont tous, sans aucune exception, pour point de départ le concept wébérien.26»

Peut-être ne veut-il pas ennuyer les lecteurs du Journal de Montréal? MBC chérirait alors aussi la phrase simple27: ce qui n’est pas tout à fait le cas. Il rédige un billet mammouth de quelque 7000 mots et cite trois paragraphes du philosophe Pierre Manent à notre plus grand profit.

Qui n’a jamais entendu parler du charisme? Dans le langage courant, un lien est facilement établi entre les qualités charismatique d’un chef et le phénomène de séduction.28» Les intellectuels gardent toutefois un souvenir amer du charisme wébérien. Le sociologue allemand aurait pavé la voie en y revenant dans son ouvrage mieux connu, Économie et société (1922), à la «résistible ascension», l’expression est de Bertolt Brecht, d’un certain guide ou Führer: Adolf Hitler. Cet antéchrist est paradoxalement le personnage historique se rapprochant le plus de l’idéal-type charismatique de Weber.

Le commentaire d’un des lecteurs souligne l’absence étonnante de Franklin Delano Roosevelt aux côtés des Churchill et de Gaulle. Confronté à la Grande Dépression, le locataire de la Maison Blanche élabore un mode de présidence plus interventionniste et actif. Il consacre la fin de l’isolationnisme et conduit les forces alliées à la victoire sur les régimes fascistes. Mais, car il y a bien un «mais», Roosevelt le démocrate, anticolonialiste convaincu, n’apprécie pas le grand Charles à la hauteur de Mathieu Bock-Côté. Il le voit comme un possible dictateur. Un homme seul et autoritaire. On connaît la réplique de Roosevelt: «Il se prend pour Jeanne d’Arc…» À la Libération, les Américains comptent placer la France sous protectorat anglo-saxon (AMGOT). Roosevelt est pragmatique. Il ne reconnaît officiellement la république de De Gaulle que le 23 octobre 1944 sous la pression conjuguée des Britanniques, du Congrès des États-Unis et de la presse29.

La question nationale transpire de cet article. Mathieu Bock-Côté imagine un prince charmant arrivant sur son cheval blanc pour délivrer le Québécois des griffes d’Ottawa. Pierre Karl Péladeau incarnera deux ans plus tard la réussite économique dans un camp national associé à la défaite. Mais que faire si le gentilhomme en question fut nul autre que celui qui rapatria unilatéralement la Constitution? Le ver est dans le fruit. A-t-on vraiment besoin d’un Trudeau II? Le souverainiste qui entend rationaliser ses affects doit bien parer au grand homme… «infect»! L’école des Annales, à commencer par Marc Bloch (1886-1944), auteur des Rois thaumaturges (1924), a répondu à «l’idéalisme naïf» au siècle dernier30. Notre Mathieu Bock-Côté national est ébloui par la puissance créatrice du charisme au point de négliger certaines leçons de l’histoire.


Conclusion

Le texte retenu nous permet d’examiner les fondements de la domination charismatique. Je partage sur le fond certaines vues de l’auteur, mais préfère de loin jouer l’avocate du diable. Vous m’en saurez gré. Je l’espère. «Du choc des idées jaillit la lumière (Nicolas Boileau).»

L’hypermodernité se déploie non sans rencontrer quelques obstacles. La passion de l’égalité doit composer avec celle de la grandeur. Toutes deux sont inscrites dans la nature humaine. Si MBC met sa plume conservatrice au service de cette vérité anthropologique, l’appel insistant à la mystique du sauveur résulte de la crise du mouvement souverainiste. L’ironie veut justement que ce soit un homme providentiel, Trudeau père, qui ait brisé l’élan du nationalisme québécois. J’appelle donc le sociologue militant à évaluer plus prudemment, je n’ose dire plus «modestement», l’impact positif de son sujet de prédilection.

L’analyse de contenu a ses inconvénients. Elle exige du temps, n’épuise pas la réalité et pose des problèmes d’interprétation31. Regardons vers l’avenir. Nous n’avons pas fini d’entendre parler du jeune Mathieu Bock-Côté. Le changement social, la transformation du quatrième pouvoir, accorde au prescripteur d’opinion, tout ce dont il a besoin.


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1 Mathieu Bock-Côté, «La modestie peut tuer», 24H, 22 juin 2011. Disponible en ligne au: http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/chroniques/ mathieubockcote/archives/2011/06/20110622-091007.html (Page consultée le 13 novembre 2014).

2 Le conglomérat a introduit une version française à son appellation par l’ajout d’un accent aigu sur le premier «e» de «Quebecor» le 10 avril 2012.

3 Mathieu Bock-Côté, «Psychologie du grand homme politique: réflexions dispersées sur l’homme politique», Le blogue de Mathieu Bock-Côté, Le Journal de Montréal, 5 août 2012, En ligne, http://blogues.journaldemontreal.com/ bock-cote/2012/08/05 (Page consultée le 14 novembre 2014).

4 Maurice Angers, Initiation pratique à la méthodologie des sciences humaines, 2e édition, Anjou, CEC, 1996, p. 165.

5 Nous? Monument national, 7 avril 2012. Intervention de Joseph Yvon Thériault: «Peut-on trop aimer la démocratie?», http://www.youtube.com/watch?v=KCcMgB40lro (Page consultée le 17 novembre 2014).

6 Joseph Yvon Thériault, «Le peuple de gauche, les carrés rouges et la crise des institutions», Argument, Vol. XV, no. 2, Printemps-Été 2013, p. 14. Note de l’auteur: Une première version de ce texte a été présentée au séminaire du CIRCEM, Université d’Ottawa, 25 septembre 2012. Pierre Rosanvallon, La contre-démocratie, Paris, Seuil, 2006 est un important ouvrage de référence.

7 Mathieu Bock-Côté, «Fragments d’une éducation conservatrice», Argument, Vol. XIV, no. 1, Automne 2011-Hiver 2012, En ligne, www.revueargument.ca/article/2011-10-01/559- fragments-dune-education-conservatrice.html (Page consultée le 12 novembre 2014).

8Ibid.

9Ibid.

10Ibid.

11 Tel qu’il se décrit sur son site Internet personnel au www.bock-cote.net/ (Page consultée le 15 novembre 2014).

12 Mathieu Bock-Côté, «La peopolisation de la monarchie», Le Blogue de Mathieu Bock-Côté, Le Journal de Montréal, 22 juillet 2013, En ligne, http://blogues.journaldemontreal.com/ bock-cote/2013/07/22 (Page consultée le 15 novembre 2014).

13 Karine?, «Karima Brikh en 13 Questions», Hollywoodpq.com, 17 janvier 2014, En ligne, http://hollywoodpq.com/entrevues-13qs/karima-brikh-en-13-questions-entrevue-hollywoodpq/ (Page consultée le 15 novembre 2014).

14 Karima Brikh, «Niquab: acceptez et taisez-vous maintenant!», Le Devoir, 28 novembre 2013.

15 «Secrets d’histoire» est une émission de télévision diffusée sur France 2 et présentée par Stéphane Bern. Chaque numéro tente d’élucider un épisode mystérieux de l’histoire, et plus particulièrement, celle de France.

16 Charles de Gaulle, Le fil de l’épée, [s.l.], Perrin, Présentation de Hervé Gaymard, Coll. «Les Mémorables», 2010 [1932], p. 66.

17 Mathieu Bock-Côté, «La psychologie…», op.cit.

18Ibid.

19 Guy Bourdé et Hervé Martin, Les écoles historiques, 2e édition, [s.l.], Seuil, 1997 [1983], Coll. «Points Histoire», no. H67, p. 172-173, 251 et 260.

20 Hélène Sabbah dir., Littérature : textes et méthode, Ville LaSalle, Hurtubise HMH, 1997, p. 296.

21 Louis Cornellier, «Mathieu Bock-Côté, le conservateur républicain», Le Devoir, 9 novembre 2013.

22 Mathieu Bock-Côté, «La psychologie…» op. cit.

23Ibid.

24Ibid.

25 Max Weber, Wirtschaft und Gesellschaft, traduit par Hinnerk Bruhns, «Le charisme en politique: idée séduisante ou concept pertinent?», Les Cahiers du Centre de Recherches Historiques, En ligne, 24 [2000], mis en ligne le 15 août 2009, consultée le 6 octobre 2014, http://ccrh.revues.org/1882

26 Hinnerk Bruhns, op. cit.

27 «La phrase simple comprend un seul verbe: elle forme, dans le langage, l’assemblage le plus simple exprimant un sens complet : cet assemblage est appelé proposition.» Maurice Grevisse, Précis de grammaire française, 29e édition, Paris, Duculot, 1990, p. 29.

28 Hinnerk Bruhns, op.cit.

29 Antoine de Baecque, «De Gaulle, un possible dictateur», entrevue avec Robert Frank, Libération, 9 juillet 2014, En ligne, http://www.libération.fr/grand-angle/2014/07/09/de-gaulle-un-possible-dictateur_485954 (Page consultée le 30 novembre 2014) et François Kersaudy, «De Gaulle et Roosevelt», Espoir, no. 136 (Septembre 2003), En ligne, http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/la-france-libre-et-les-alliés/les-etats-unis/de-gaulle-et-roosevelt.php (Page consultée le 3 décembre 2014).

30 Pascal Balmand, «Le renouveau de l’histoire politique», dans Guy Bourdé et Hervé Martin, op. cit., p. 365-366.

31 Maurice Angers, Initiation pratiqueop. cit.


Photo : Radio-Canada