McGill contre les « exigences de connaissance du français »

2015/02/10 | Par Frédéric Lacroix

Le Devoir du 9 février nous apprenait que les universités anglophones de Montréal en ont contre les exigences de connaissance du français contenues dans la grille de sélection des immigrants économiques par le Québec.

McGill affirme que les exigences en français du gouvernement du Québec constituent un obstacle à l’embauche de « sommités internationales ».

Il est navrant de lire les propos du détenteur de doctorat anglo-saxon de l’article du Devoir qui témoigne de sa terreur de devoir apprendre une langue étrangère. Ainsi, certains des gens les plus brillants sur la planète sont incapables d’apprendre une langue étrangère mais l’on voudrait que tous les Québécois parlassent anglais à la perfection! Passons sur le comique involontaire de la chose.

Reste que je suis étonné. Étonné, car dans sa politique linguistique (disponible sur son site web), McGill affirme la chose suivante : « Vous avez le droit de rédiger vos examens, vos travaux, vos thèses ou vos mémoires en français ou en anglais, sauf dans les cours où l'un des objectifs est la connaissance d'une langue ». Comment des professeurs qui ne maîtrisent pas le français pourront-ils corriger des travaux rédigés dans cette langue? On aura beau invoquer l’aide du chargé de cours francophone, reste que ceux-ci sont en petite minorité dans l’université.

Se pourrait-il donc – stupeur- que cette politique linguistique soit un leurre pour consommation interne destiné à donner une fausse image d’ouverture au français à McGill et à tourner en bourrique les pauvres autochtones naïfs que nous sommes?

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