Rapport de l’ONE sur Trans Mountain : pas de version française !

2019/02/27 | Par Bloc Québécois

M. Xavier Barsalou-Duval, député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères, ainsi que M. Mario Beaulieu, député de la Pointe-de-l’Ile, dénoncent le fait que le Rapport de réexamen du projet d’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain publié vendredi par l’Office national de l’énergie (ONE) ait été publié en anglais seulement. Il rappelle que ce manquement contredit clairement la Loi sur les langues officielles.


Un rapport « in english only »

En plus d’avoir été dénoncé de toutes parts par les groupes environnementaux, le rapport de 700 pages de l’ONE, qui recommande au gouvernement du Canada d’approuver le controversé pipeline en prétextant « l’intérêt national des canadiens », a été publié en anglais seulement.

« Le français est supposé être une langue officielle dans ce pays, mais pour le gouvernement du Canada, on dirait que les francophones sont des citoyens de deuxième classe. Pour le Canada, ça ne semble pas être suffisant de prendre des milliards de l’argent des Québécois et de l’investir dans le pétrole le plus polluant du monde en Alberta. Pour ajouter l’insulte à l’injure, il faut aussi que ça se fasse dans la langue du maître », a dénoncé M. Barsalou-Duval.


Une récidive

Rappelons que le 20 juillet dernier, le Bloc Québécois avait aussi décrié le fait que le contrat d’achat du pipeline entre le ministère des Finances et l’entreprise Kinder Morgan Canada ait été publié en anglais seulement. Pris en défaut, le gouvernement s’était par la suite engagé à traduire le document.

« Clairement, on fait face à un gouvernement récidiviste. La première fois, ça peut être un oubli… La deuxième fois, on ne le croit plus. La Loi sur les langues officielles garanti l’égalité du français et de l’anglais au Canada, mais pour les libéraux, ça semble être tout sauf une priorité », a renchéri le M. Beaulieu.


Plainte au Commissariat aux langues officielles

Au cours des prochains jours, les députés indiquent qu’ils comptent déposer une plainte formelle au Commissariat aux langues officielles afin de faire pression pour faire cesser cette pratique : « Ça ne peut plus continuer comme ça. Le gouvernement du Canada bafoue impunément ses obligations envers les citoyens francophones. Un pays qui ne nous respecte pas, je ne vois pas pourquoi on voudrait y demeurer. Clairement, dans un Québec indépendant, c’est une situation qui ne se produirait pas », a conclu le député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères.

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