François Legault et les sinistrés des inondations : De l'indécence pure!

2019/04/25 | Par Germain Dallaire

François Legault est vraiment en train de se faire un nom et il rime avec gros Brutus. Après sa déclaration sur l'ubérisation de l'industrie du taxi (il y a des risques à faire des affaires), celle sur les travailleur(se)s en lock-out d'ABI (des travailleur(se)s à 90 000$ par année doivent faire des concessions), le voilà à menacer d'expropriation des gens qui sont en plein malheur. C'est de l'indécence pure. Il frappe des gens qui sont à terre. 
Il semble bien que le seul moment où le gouvernement Legault admette le réchauffement climatique, c'est quand ça sert ses intérêts. Mardi à un point de presse, j'ai entendu le premier ministre parler d'un incitatif. Je croyais qu'il parlait du 200 000$. Mais non, il parlait de la limite de 100 000$ qui serait déduite du 200 000. Imaginez, il sort le fouet. Les gens ont les pieds dans l'eau, ils sont obligés de quitter leur maison, ils ne savent pas de quoi demain sera fait ni dans quel état ils retrouveront leur propriété. On ne parle pas de rien, on parle de travail d'une vie et de déracinement. Le principe du 100 000$ déduit du 200 000$ est abject. Il revient à faire payer rétroactivement à quelqu'un un montant qui était présenté comme une aide.

On parle de crues qui dans le passé étaient exceptionnelles. Maintenant, avec les changements climatiques, on se rend compte que ça risque de devenir la norme. Le gens ne sont pas fous, ils font le même constat que tout le monde, ils n'ont pas besoin qu'on leur mette un bâton au-dessus de la tête. Déjà, ils se retrouvent devant un déracinement quasi certain, on les place pratiquement en faillite. À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Le programme devrait être volontaire et prévoir le paiement intégral de l'évaluation municipale, à tout le moins pour le prix de la maison. Là, on ferait autre chose que jouer les trémolos et échapper des larmes de crocodiles pour les caméras de télévision et on aurait une action à la mesure du défi.

Photo : journaldesvoisins.com

 

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