Le pied à Papineau

2020/02/03 | Par Robin Philpot

Avec le départ de Fernand Daoust, le Québec perd l'un des grands artisans du Québec moderne. Son ami et biographe, André Leclerc, syndicaliste aussi, passe en revue sa vie et ses très nombreuses contributions au développement du syndicalisme québécoise, à l'amélioration des conditions de vie des travailleurs et des travailleuses du Québec, à l'édification de la plus importante centrale syndicale québécoise, la FTQ, à la défense et à la promotion du français comme langue de travail et à tant d'autres aspects de la société québécoise.

André Leclerc parle aussi de la chimie formidable qui liait Fernand Daoust à Louis Laberge, son ancien rival devenu son plus proche collaborateur.

En plus d'être un souverainiste et un socialiste, nous rappelle André Leclerc, Fernand Daoust était un internationaliste, toujours prêt à soutenir les peuples dans leur combat pour la libération, dont le peuple palestinien.

Il rappelle aussi comment Fernand Daoust a mené le combat auprès du Congrès du travail du Canada (CTC) pour que la souveraineté-association du Québec soit une réalité dans le monde syndical canadien et québécois alors que le Canada refusait un tel statut au Québec.

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Tournée des capitales colonialistes de  l'usurpateur Juan Guaïdo: Romain Migus

Alors que Juan Guaïdo, le président d'opérette auto-proclamé du Venezuela, fait la tournée des capitales colonialistes (Londres, Paris, Ottawa, Washington), il n'a plus aucune crédibilité dans son propre pays, rappelle l'auteur et journaliste Romain Migus.

De Emmanuel Macron à Boris Johnson, en passant par Davos et Justin Trudeau, l'usurpateur Guaïdo n'a eu au plus que des photos qu'il essaierait d'utiliser pour prouver aux Vénézuéliens, qui ne sont pas dupes, que les « grands de ce monde » continuent à l'appuyer.

Romain Migus explique à quel point Guaïdo n'a plus aucune crédibilité dans son pays, ce qui ne fait qu'éclabousser les dirigeants politiques qui le reçoivent. Et les médias qui en rendent compte en feignant qu'il est vraiment « président par intérim ».

Il rappelle aussi que Guaïdo souhaite provoquer un conflit armé contre le Venezuela.

Il note, toutefois, que sa réception en France n'était pas du tout à la hauteur de ses attentes. En termes de protocole, le livreur de pizza au palais de l'Élysée pourrait dire qu'il a été mieux reçu que Guaïdo.

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Sommet de solidarité internationale à Caracas: Martin Forgues y était

Pendant que Trudeau, Macron et autres recevaient l'usurpateur Guaïdo, des milliers des personnes de partout ont convergé sur Caracas pour le Sommet de solidarité internationale. Martin Forgues, journaliste et auteur, y était.

Martin parle de l'impressionnante foule, des effets dévastateurs des sanctions, mais aussi des moyens utilisés par le gouvernement vénézuélien pour contrer les sanctions. Ayant assisté à un grand rassemblement où le président Nicolas Maduro s'est adressé à la foule, il a pu donner un autre son de cloche de celui qu'on entend dans nos médias traditionnels.

Selon Martin, l'appui au gouvernement Maduro ne fléchit pas; de plus, cet appui est sans faille dans les classes populaires, alors que les parties plus riches de la population forment l'opposition.

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