30 milliards en cadeaux aux pétrolières

2024/05/31 | Par Bloc Québécois

Avec le soutien des libéraux et du NPD, la Chambre des communes a voté en faveur de l’octroi de plus de 30 milliards de dollars en cadeaux aux richissimes pétrolières, via de nouveaux crédits d’impôt pour le stockage de carbone et pour des centrales nucléaires utilisées dans l’extraction du pétrole, prévus dans la Loi de mise en œuvre de l’énoncé économique (C-59).
 
« À lui seul, le projet de loi C59 contient 30,3 milliards de dollars en cadeaux fiscaux aux pétrolières: environ la moitié pour la séquestration du carbone (17,8 milliards) et le reste pour qu'elles utilisent du nucléaire pour extraire le goudron des sables bitumineux (12,5 milliards). Cela représente près de 80 % des 39,8 milliards de dollars du dernier déficit fédéral, une somme ahurissante mise au profit des riches pétrolières de l’Ouest canadien qui, rappelons-le, produisent le pétrole le plus sale au monde! », a dénoncé Gabriel Ste-Marie, porte-parole du Bloc Québécois en matière de Finances.
 
Depuis 2022, ce sont 83 milliards de dollars en cadeaux fiscaux que le gouvernement annonce pour les pétrolières. Parallèlement à cela, selon le Centre for Future Work, le secteur de l'extraction du pétrole et du gaz a engrangé des profits records ces dernières années, soit 38 milliards de dollars sur trois ans, en 2020, 2021 et 2022, dont la moitié dans la seule année 2022.
 
« Plutôt que d'accélérer la transition vers les énergies renouvelables, le fédéral préfère aider les pétrolières à pomper le pétrole jusqu'à la dernière goutte, espérant qu'elles polluent moins dans le cours de leurs activités. C'est l'objectif que vise ce crédit d'impôt remboursable, destiné aux pétrolières et uniquement disponible pour les entreprises de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie Britannique, et pas ailleurs. On le sait pourtant, le captage et le stockage du carbone sont des techniques expérimentales et l'Agence internationale de l'énergie, un organe de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), estime que les pays feraient une grave erreur en mettant le captage du carbone au cœur de leur stratégie environnementale. C’est malgré tout ce que les libéraux ont choisi de faire, préférant écouter les lobbyistes pétroliers avec qui ils multiplient les rencontres. Le Canada mérite plus que jamais son titre de pétromonarchie par excellence, que lui consacrent aujourd’hui les députés libéraux et néo-démocrates », a conclu le député Ste-Marie.