Libre-échange : Le Bloc Québécois continue sa tournée aux côtés des travailleurs de l’aluminium

2020/02/13 | Par Bloc Québécois

De passage à Bécancour, Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois et Louis Plamondon, député de Bécancour-Nicolet-Saurel sont venus apporter leur soutien aux travailleurs et travailleuses de l’aluminium dans le cadre d’une tournée de Sept-Îles à Bécancour s’étendant sur quatre jours. Ils étaient également accompagnés de Mario Simard, député de Jonquière, d’Alexis Brunelle-Duceppe, député de Lac-Saint-Jean, Louise Charbonneau, députée de Trois-Rivières et Marilène Gill, députée de Manicouagan.

« L’aluminium, c’est une industrie dont les Québécois peuvent être très fiers puisque nous le produisons de la manière la plus écologique au monde. Pourtant, le nouvel accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique compromet 60 000 emplois. Avec cet accord, Ottawa offre aux Ontariens la protection de leur secteur de l’acier contre l’abandon complet de l’aluminium du Québec. Il est inacceptable que nos travailleurs de l’aluminium servent de monnaie d’échange. Nous sommes pour le libre-échange, mais avec des protections pour le secteur de l’aluminium et non au détriment des emplois qui font la fierté des régions et du Québec », a déclaré le chef du Bloc Québécois.

« Je veux remercier grandement l’implication du Bloc Québécois et de M. Blanchet pour la défense de notre industrie et des emplois qui font vivre des centaines de familles, sans quoi, tout ça serait passé sous silence. Ce combat est important, mais ce n’est pas tout. Il faut s’assurer de la pérennité de notre industrie en investissant dans nos usines. Ce n’est pas avec un accord comme celui-là qu’elles vont pouvoir prospérer, continuer de se moderniser et suivre les avancées technologiques dans les procédés de fabrication de l’aluminium », a renchéri Éric Drolet du syndicat des Métallos.

Selon l’accord, même si 70% des pièces en aluminium utilisées dans la production des automobiles en Amérique du Nord proviendront bel et bien de l’Amérique de Nord, l’aluminium en lui-même contenu dans les pièces n’est nullement obligé d’y provenir. Dans un contexte où la Chine fabrique de l’aluminium à très bas coûts, l’ACEUM permettra à l’industrie chinoise d’inonder les marchés canadiens et américains. Ainsi, des pièces de voitures supposément nord-américaines seront fabriquées avec de l’aluminium provenant de Chine.

Yves-François Blanchet et les députés du Bloc Québécois ont entamé une tournée à Sept-Îles, Baie-Comeau, Bécancour et au Saguenay-Lac-Saint-Jean afin de discuter des impacts de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (AECUM) avec les travailleurs et travailleuses de l’aluminium. Ils ont notamment fait un arrêt à l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI), afin d’écouter les arguments et les inquiétudes des employés.

« Quand est-ce que le gouvernement fédéral va enfin comprendre qu’on ne peut sacrifier une industrie majeure comme celle de l’aluminium au Québec ? La moitié de ce que nous produisons est expédié à l’extérieur de nos frontières. Ottawa peut, sans rouvrir l’accord, faire des modifications concernant son application. C’est une pratique courante dans l’administration des accords commerciaux. Le fédéral se doit de le faire pour le bien-être de nos travailleurs », a conclu Mme Gill.

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